banques américaines records de profits

Des records pour les bancaires américaines

Actualités

Banques américaines : des profits records au deuxième trimestre

Mis à jour le 16 juillet 2026 Lecture 3 min
Wall Street et grandes banques américaines, résultats du deuxième trimestre 2026 -->

Les six plus grandes banques américaines ont toutes dépassé les attentes au deuxième trimestre 2026. JPMorgan a signé le plus gros bénéfice trimestriel de son histoire, Goldman Sachs et Morgan Stanley leurs meilleurs trimestres, portés par une envolée des revenus de trading et une introduction en Bourse hors norme.

Des records en cascade

Chez JPMorgan, le bénéfice net atteint 21,2 milliards de dollars, un record, pour 58 milliards de revenus. La performance est gonflée par un gain exceptionnel de 4,6 milliards sur sa participation dans Visa : hors éléments non récurrents, le bénéfice par action ressort à 6,14 dollars. Surtout, les revenus de trading culminent à 12,1 milliards, un plus haut historique, avec des activités actions en hausse de 86 % sur un an.

Goldman Sachs réalise le meilleur trimestre de son histoire : un bénéfice par action de 20,98 dollars, quasiment doublé en un an, pour 20,3 milliards de revenus (+39 %). Morgan Stanley affiche 21,3 milliards de revenus et 5,6 milliards de bénéfice net, avec un record en trading actions (6,3 milliards) et une gestion de fortune qui franchit les 10 000 milliards de dollars d'actifs clients.

Côté banques universelles, Citigroup signe son meilleur chiffre d'affaires trimestriel depuis dix ans (24,8 milliards, 5,8 milliards de bénéfice), tandis que Wells Fargo (2,00 dollars par action) et Bank of America dépassent eux aussi les prévisions.

Trois moteurs derrière ces chiffres

D'abord le trading. La volatilité, alimentée par le boom de l'intelligence artificielle et les tensions géopolitiques, dont le conflit entre les États-Unis et l'Iran, a fait exploser les volumes : à eux seuls, JPMorgan et Goldman ont dépassé de 4,4 milliards les attentes sur le trading actions. Ensuite la banque d'affaires : l'introduction en Bourse de SpaceX, le 12 juin, a généré des commissions massives, Goldman en chef de file. Enfin la gestion de fortune, dont les encours atteignent des sommets.

Une santé réelle, mais des moteurs cycliques

Ces résultats confirment la résilience des marchés et de l'économie américaine. Mais une large part des profits provient de facteurs peu récurrents : une méga-introduction en Bourse, un gain comptable ponctuel chez JPMorgan et une volatilité par nature instable. Le trading est un moteur puissant mais volatil ; la rentabilité durable dépend davantage du revenu d'intérêt net, le cœur de l'activité de crédit. Signe de prudence, Wells Fargo a maintenu sa prévision de marge d'intérêt pour l'année.

Ce que ça implique pour vos placements

La vigueur des banques a soutenu les indices américains, et le secteur financier a surperformé. Mais des profits dopés par la volatilité rappellent une évidence : ce qui enrichit les salles de marché, l'incertitude géopolitique et les à-coups de l'IA, est aussi ce qui fragilise un portefeuille mal diversifié. Un trimestre record ne fait pas une thèse d'investissement. La vraie question reste l'exposition, la qualité et la diversification de vos actifs.

Sources : CNBC, Bloomberg, communiqués financiers (SEC) des banques (juillet 2026). Cette actualité est fournie à titre d'information. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation.