Véhicule de société : achat, LOA, LLD, TVS

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Véhicule de société : achat, LOA, LLD, TVS

Achat, LOA, LLD : trois modes d'acquisition aux conséquences fiscales différentes : le guide chiffré 2026 pour calibrer le bon véhicule de société.

Lecture 15 minCatégorie Fiscalité

Le véhicule de société est l'un des avantages les plus utilisés par les dirigeants — et l'un des plus encadrés fiscalement. Trois modes d'acquisition (achat, LOA, LLD) aux conséquences fiscales différentes, des plafonds d'amortissement modulés selon les émissions de CO₂, des taxes annuelles spécifiques (ex-TVS), une évaluation d'avantage en nature pour le dirigeant profondément revue depuis le 1ᵉʳ février 2025 : maîtriser ces paramètres conditionne le coût réel d'un véhicule de fonction.

Sommaire
  1. Les 3 modes d'acquisition : achat, LOA, LLD
  2. L'amortissement et ses plafonds CO₂
  3. Les taxes annuelles sur les véhicules (ex-TVS)
  4. La récupération de TVA
  5. L'avantage en nature pour le dirigeant
  6. Les incitations véhicule électrique
  7. Deux cas pratiques chiffrés
  8. Les erreurs à éviter
  9. Checklist de choix
  10. Conclusion : un calcul à conduire avant l'achat

Les 3 modes d'acquisition : achat, LOA, LLD

L'achat direct

La société achète le véhicule. Conséquences :

  • Décaissement initial du prix d'achat (impact sur trésorerie).
  • Inscription du véhicule à l'actif du bilan.
  • Amortissement linéaire sur 4-5 ans (déductible dans la limite des plafonds CO₂).
  • Charges courantes (assurance, entretien, carburant) déductibles.
  • À la revente : plus ou moins-value calculée sur la valeur nette comptable.

La LOA (Location avec Option d'Achat)

La société loue le véhicule avec une option d'achat à la fin du contrat. Conséquences :

  • Pas de décaissement initial important (sauf premier loyer majoré).
  • Loyers mensuels déductibles (sous limites CO₂).
  • Pas d'inscription du véhicule à l'actif tant que l'option n'est pas levée.
  • À la fin : option d'achat levée (passage à l'actif au prix de levée) ou non.
  • Souplesse : possibilité de rendre le véhicule sans obligation d'achat.

La LLD (Location Longue Durée)

La société loue le véhicule sans option d'achat. Conséquences :

  • Pas de décaissement initial.
  • Loyers mensuels déductibles (avec limite CO₂).
  • Pas d'inscription à l'actif.
  • Restitution obligatoire à la fin du contrat.
  • Services inclus généralement (entretien, assurance, pneumatiques).

Quel mode choisir

Le choix dépend de plusieurs paramètres :

  • Trésorerie : LOA et LLD préservent la trésorerie initiale.
  • Durée d'utilisation : pour un usage > 5 ans, l'achat peut devenir plus économique.
  • Évolution du parc : LLD permet de renouveler facilement (idéal pour suivre les évolutions techniques, notamment électriques).
  • Coût comptable : la LLD inclut services, maintenance et assurance (visibilité du coût total).
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L'amortissement et ses plafonds CO₂

Le plafond modulé selon le CO₂

Pour les véhicules de tourisme acquis en 2026, le plafond d'amortissement déductible varie selon les émissions (norme WLTP), selon des seuils inchangés depuis 2021 :

  • 30 000 € pour un véhicule < 20 g CO₂/km (électrique).
  • 20 300 € pour un véhicule entre 20 et 49 g CO₂/km (hybride rechargeable).
  • 18 300 € pour un véhicule entre 50 et 160 g CO₂/km.
  • 9 900 € pour un véhicule au-delà de 160 g CO₂/km.

L'effet sur la déduction

Pour un véhicule à 50 000 € HT et 130 g CO₂ (plafond 18 300 €), amorti sur 5 ans :

  • Amortissement comptable annuel : 10 000 €.
  • Quote-part déductible annuelle : 18 300 / 5 = 3 660 €/an.
  • Réintégration extracomptable chaque année : 6 340 €.
  • Économie d'IS limitée à 3 660 × 25 % = 915 €/an (au lieu de 2 500 € sans plafond).

L'application aux loyers LOA/LLD

Pour les véhicules en LOA ou LLD, le plafond s'applique également : la fraction des loyers correspondant à l'amortissement excédentaire doit être réintégrée. Cette fraction est calculée par le bailleur (qui la communique annuellement) ou estimée selon les barèmes officiels.

Le piège des SUV et véhicules haut de gamme

Un véhicule de 80 000 € à 200 g CO₂/km voit son amortissement déductible plafonné à 9 900 €/an seulement, soit ~12,4 % du coût d'achat. Le coût fiscal réel est nettement plus élevé que pour un véhicule classique. Un calcul préalable est indispensable.

Les taxes annuelles sur les véhicules (ex-TVS)

Les deux taxes 2026

Depuis 2022, l'ancienne TVS a été remplacée par deux taxes annuelles distinctes sur l'affectation des véhicules de tourisme à des fins économiques :

  • Taxe annuelle sur les émissions de CO₂ : barème progressif selon les g CO₂/km (norme WLTP). En 2026, le seuil de déclenchement est abaissé à 108 g CO₂/km, avec un montant maximal atteint à partir de 192 g CO₂/km.
  • Taxe annuelle sur l'ancienneté du véhicule (émissions de polluants atmosphériques) : selon la catégorie du véhicule (E, Crit'Air 1, ou « les plus polluants »).

Les ordres de grandeur réels

La taxe sur les polluants atmosphériques est modérée : 130 €/an pour une voiture essence, gaz ou hybride récente (Euro 5 ou Euro 6), et jusqu'à 650 €/an pour les véhicules les plus polluants. À cela s'ajoute la taxe CO₂, dont le montant dépend des émissions. Pour un véhicule thermique courant, le total des deux taxes se situe le plus souvent entre quelques centaines et un peu plus de mille euros par an, bien en deçà des montants parfois avancés. Les entreprises individuelles (dont les micro-entrepreneurs) sont exonérées de ces taxes.

Les exonérations : attention à la fin de l'avantage hybride

Les véhicules 100 % électriques (et à hydrogène) sont totalement exonérés des deux taxes. En revanche, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les véhicules hybrides ne sont plus exonérés de la taxe sur les émissions de CO₂ : ils restent par ailleurs soumis à la taxe sur l'ancienneté. Seuls subsistent des abattements ciblés (par exemple pour le superéthanol E85 : 40 % sur les émissions de CO₂, sauf au-delà de 250 g/km).

Le nouveau malus au poids

À l'achat s'ajoute, le cas échéant, le malus au poids (taxe sur la masse en ordre de marche) : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, son seuil de déclenchement est abaissé à 1,5 tonne. Il se cumule avec le malus CO₂ à l'immatriculation, dans la limite d'un plafond commun.

La récupération de TVA

Sur le véhicule lui-même

La TVA sur l'achat d'un véhicule de tourisme n'est pas récupérable par la société (sauf exceptions très ciblées : auto-écoles, taxis, location de véhicules). Pour la quasi-totalité des dirigeants, la TVA reste un coût.

Sur le carburant

La récupération de TVA sur le carburant suit des règles spécifiques :

  • Gazole : récupération 80 % (véhicule de tourisme), 100 % (utilitaire).
  • Essence : récupération 80 % (alignée sur le gazole pour les véhicules de tourisme).
  • Électricité : récupération 100 %.

Sur l'entretien

La TVA sur l'entretien (révisions, pièces) suit le régime du véhicule : non récupérable pour les véhicules de tourisme classiques, récupérable pour les utilitaires.

Sur la LOA/LLD

La TVA sur les loyers de LOA et LLD suit également la règle du véhicule de tourisme : non récupérable. C'est pourquoi les coûts annoncés sont généralement TTC.

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L'avantage en nature pour le dirigeant

Le principe

Lorsque le véhicule est utilisé à des fins privées par le dirigeant (ce qui est presque toujours le cas), un avantage en nature doit être valorisé sur sa rémunération imposable. Le barème a été profondément revu par l'arrêté du 25 février 2025, applicable aux véhicules mis à disposition à compter du 1ᵉʳ février 2025. Pour les véhicules mis à disposition avant cette date, l'ancien barème (9 %/12 %, 30 %/40 %) reste applicable. À noter : seuls les dirigeants assimilés salariés (président de SAS/SASU, gérant minoritaire de SARL) peuvent utiliser le forfait ; pour un gérant majoritaire (TNS), l'évaluation au réel est obligatoire.

Évaluation forfaitaire 2026 : véhicule acheté

  • 15 % du coût d'achat TTC pour un véhicule de moins de 5 ans (sans prise en charge du carburant).
  • Avec carburant à usage privé : 15 % + frais réels de carburant, ou un forfait global de 20 % du coût d'achat.
  • Pour un véhicule de plus de 5 ans : 10 % (12,5 % avec carburant au forfait global).

Évaluation forfaitaire : véhicule en LOA/LLD

  • 50 % du coût global annuel TTC (location + entretien + assurance), sans carburant.
  • Avec carburant à usage privé : 50 % + frais réels de carburant, ou un forfait global de 67 % du coût global annuel.
  • L'AN d'un véhicule loué est plafonné au montant qui résulterait de l'achat (prix de référence limité à 30 % du prix conseillé).

L'abattement véhicule électrique

Pour un véhicule 100 % électrique respectant le score environnemental (éligible au bonus écologique), mis à disposition entre le 1ᵉʳ février 2025 et le 31 décembre 2027, un abattement de 70 % s'applique sur la valeur de l'AN, plafonné à 4 641,60 €/an en 2026. Les frais d'électricité de recharge pris en charge par l'employeur ne sont pas comptés dans l'AN. Cumulé à l'exemption des taxes annuelles et au plafond d'amortissement plus élevé (30 000 €), c'est une triple incitation fiscale (les hybrides, eux, sont exclus de cet abattement).

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Les incitations véhicule électrique

Cumul des avantages

Pour un véhicule 100 % électrique de société, plusieurs avantages se cumulent :

  • Plafond d'amortissement à 30 000 € (vs 18 300 € classique).
  • Exemption totale des deux taxes annuelles (CO₂ + ancienneté).
  • Abattement 70 % sur l'AN du dirigeant (plafonné à 4 641,60 €/an en 2026).
  • Récupération TVA 100 % sur l'électricité de recharge.
  • Bonus écologique éventuel (sous conditions).

L'équation économique

Pour un véhicule électrique à 50 000 € comparé à un thermique à 50 000 € (130 g CO₂), l'écart cumulé sur 5 ans est significatif et combine plusieurs leviers :

  • Économie sur les taxes annuelles : plusieurs centaines à plus de mille euros par an évités.
  • Économie d'IS sur l'amortissement supérieur : (30 000 − 18 300) × 25 % ≈ 2 925 €.
  • Économie sur l'AN du dirigeant (charges + IR), grâce à l'abattement de 70 % : variable selon le profil.
  • Économie de carburant (électricité vs essence) : ~5 000-8 000 €.

Les limites pratiques

L'autonomie réelle, le réseau de bornes et le coût du véhicule restent les freins principaux. Pour un dirigeant à usage majoritairement urbain ou avec déplacements modérés, l'électrique est généralement avantageux. Pour un dirigeant grand routier, les calculs doivent intégrer le temps perdu en recharges et la disponibilité du réseau sur les itinéraires.

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Deux cas pratiques chiffrés

Cas pratique nº 1 : Choix entre thermique 130 g et électrique

Adrien, 45 ans, président SAS conseil : budget 55 000 € HT

Adrien (président de SAS, assimilé salarié) souhaite renouveler son véhicule de fonction. Budget 55 000 € HT. Choix entre un break essence à 130 g CO₂/km ou un break électrique équivalent. Usage 30 000 km/an, dont 10 000 privés. Véhicule mis à disposition en 2026 (nouveau barème AN). TMI 41 %. Société à l'IS 25 %.

Sa problématique : comparer le coût total sur 5 ans entre les deux véhicules.

Coût d'achat des deux véhicules55 000 € HT chacun
Plafond amortissement déductible thermique 130 g18 300 € total
Plafond amortissement déductible électrique30 000 € total
Économie d'IS supplémentaire électrique (sur amortissement)≈ 2 925 €
Taxes annuelles thermique 130 g (CO₂ + ancienneté, 5 ans)≈ 3 000-4 000 €
Taxes annuelles électrique (5 ans)0 €
Coût AN thermique sur 5 ans (charges + IR, sans abattement)≈ 17 800 €
Coût AN électrique sur 5 ans (abattement 70 %)≈ 5 300 €
Avantage cumulé électrique sur 5 ans (hors carburant)≈ 19 000-20 000 €

Pour Adrien, l'électrique procure un avantage cumulé de l'ordre de 19 000 à 20 000 € sur 5 ans (économie d'IS + suppression des taxes annuelles + AN allégé par l'abattement de 70 %), avant même de compter l'économie de carburant. L'écart sur l'AN est désormais le levier le plus puissant, puisque l'abattement électrique est passé de 50 % à 70 %.

Cas pratique nº 2 : LLD vs achat sur SUV thermique

Hugo, 51 ans, président de SAS bâtiment : SUV thermique 175 g CO₂ à 60 000 € TTC

Hugo (président de SAS, assimilé salarié) souhaite un SUV haut de gamme à 60 000 € TTC, 175 g CO₂/km. Trois options à arbitrer : achat, LOA 60 mois, LLD 48 mois. Usage 25 000 km/an mixte. TMI 45 %. Société à l'IS 25 %.

Sa problématique : choisir le mode d'acquisition optimal compte tenu du plafond CO₂ pénalisant et du coût d'opportunité de l'achat.

Plafond d'amortissement (CO₂ > 160 g)9 900 € total
Achat : amortissement déductible / 5 ans1 980 €/an
Achat : décaissement initial60 000 € TTC
LOA 60 mois : loyers mensuels≈ 850 €/mois
LOA : fraction réintégrée chaque année≈ 8 000 €/an
LLD 48 mois : tout compris (entretien, assurance)≈ 1 050 €/mois
LLD : fraction réintégrée chaque année≈ 7 200 €/an
Taxes annuelles (CO₂ 175 g + ancienneté)≈ 1 000-1 500 €/an
Coût net 5 ans (achat) vs LLD−72 000 € vs −68 400 €

Pour Hugo, le SUV thermique haut de gamme expose à des plafonds d'amortissement très restrictifs (9 900 € au-delà de 160 g CO₂). La LLD apparaît légèrement plus avantageuse en cash-flow (préservation de trésorerie + visibilité du coût total) que l'achat sur 5 ans. Mais le calcul global doit aussi intégrer la valeur résiduelle (en cas d'achat) et la flexibilité de renouvellement (en LLD). Une analyse alternative : passer à un véhicule électrique haut de gamme aurait procuré un avantage fiscal cumulé d'environ 19 000-20 000 € sur 5 ans.

Les erreurs à éviter

✔︎ Choisir un SUV haut de gamme thermique

Au-delà de 160 g CO₂/km, le plafond d'amortissement chute à 9 900 € total. La société paye plein pot un véhicule dont elle ne peut déduire qu'une fraction du coût en 5 ans. Combiné aux taxes annuelles et au malus, le coût fiscal devient prohibitif.

✔︎ Croire que les hybrides sont encore exonérés de la taxe CO₂

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les véhicules hybrides ne sont plus exonérés de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ ; ils restent soumis à la taxe sur l'ancienneté. Seuls les véhicules 100 % électriques (et hydrogène) bénéficient encore d'une exonération totale des deux taxes.

✔︎ Appliquer l'ancien barème d'avantage en nature

Pour un véhicule mis à disposition depuis le 1ᵉʳ février 2025, les anciens taux d'AN (9 %/12 % à l'achat, 30 %/40 % en location) ne s'appliquent plus. Les taux en vigueur sont 15 %/20 % à l'achat (<5 ans), 10 % (>5 ans) et 50 %/67 % en location ; l'abattement électrique est de 70 % (plafond 4 641,60 €), et non 50 %.

✔︎ Sous-valoriser l'AN

Tout véhicule utilisé à titre privé par le dirigeant donne lieu à un AN. L'absence de valorisation expose à un redressement URSSAF. Les véhicules dits « 100 % professionnels » sont rares et exigent une justification stricte (kilométrage privé nul).

✔︎ Oublier l'écart entre comptable et fiscal

Un véhicule peut être amorti comptablement sur 5 ans pour 50 000 €, mais fiscalement plafonné à 18 300 €. La différence (31 700 €) doit être réintégrée extracomptablement (case WE du feuillet 2058-A). Sans cela, redressement systématique en cas de contrôle.

Checklist de choix

  1. Définir l'usage (kilométrage annuel, professionnel/privé, type de trajet).
  2. Calculer le plafond d'amortissement selon le CO₂ (seuil pivot à 160 g).
  3. Estimer les taxes annuelles (CO₂ + ancienneté) du véhicule envisagé.
  4. Évaluer l'AN dirigeant selon le statut social (forfait possible seulement pour les assimilés salariés).
  5. Comparer achat / LOA / LLD sur la durée d'utilisation prévue.
  6. Intégrer l'option électrique au calcul comparatif (abattement AN de 70 %).
  7. Évaluer le réseau de recharge si véhicule électrique envisagé.
  8. Anticiper la valeur résiduelle (achat, LOA) et le malus au poids (seuil 1,5 t).
  9. Documenter l'usage professionnel pour sécuriser les déductions.
  10. Solliciter un cabinet pour les choix de véhicules > 40 000 €.
💡 À retenir — L'électrique change l'équation

Pour un véhicule de société à budget équivalent, le choix d'une motorisation électrique cumule plusieurs avantages fiscaux : plafond d'amortissement à 30 000 € (vs 18 300 € classique ou 9 900 € au-delà de 160 g CO₂), exemption totale des deux taxes annuelles, abattement 70 % sur l'AN du dirigeant (plafond 4 641,60 €/an). Sur 5 ans, l'écart cumulé peut dépasser 20 000 € en faveur de l'électrique. Attention : depuis 2025, les hybrides ont perdu l'exonération de taxe CO₂.

Conclusion : un calcul à conduire avant l'achat

Le véhicule de société n'est pas une décision à prendre dans l'urgence. Plafond d'amortissement, taxes annuelles, AN, mode d'acquisition (achat, LOA, LLD), motorisation : chaque paramètre influe sur le coût net total. Un véhicule mal choisi peut coûter à la société 20 à 30 % de plus qu'un véhicule équivalent bien calibré.

La méthode tient en trois temps : simuler le coût net total sur la durée d'utilisation prévue pour différents véhicules et modes, privilégier les motorisations à faibles émissions pour bénéficier des plafonds plus élevés et de l'exemption des taxes annuelles, sécuriser la documentation de l'usage professionnel.

L'ESSENTIEL EN TROIS CHIFFRES 30 000 € le plafond d'amortissement d'un véhicule électrique 9 900 € le plafond pour un véhicule au-delà de 160 g CO₂/km 0 € les taxes annuelles sur un véhicule électrique, 2026
Trois repères-clés pour le véhicule de société en 2026.

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